Depuis 2015, le Code civil reconnaît les animaux comme des « êtres vivants doués de sensibilité » (Article 515-14 du Code civil). Cette évolution a marqué une étape symbolique importante, mais elle n’a pas profondément modifié leur statut juridique : les animaux restent soumis au régime des biens.
En réalité, la notion d’animal sensible existait déjà dans plusieurs textes français, notamment le Code rural et le Code pénal. L’objectif de la réforme était surtout d’harmoniser le droit et de répondre à une attente croissante de la société en faveur d’une meilleure protection animale.
Dans la pratique judiciaire, les conséquences restent limitées mais certaines avancées existent. La reconnaissance de la sensibilité animale reste encore aujourd’hui davantage symbolique que véritablement révolutionnaire sur le plan juridique.
Pour être totalement complet, l’article 515-14 du Code civil dispose que : « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens ».